Qu'est-ce qu'une immersion sensible ? Comment utilise-t-on les nouvelles technologies pour toucher la sensibilité des publics ? Comment déclenche-t-on des émotions ? Des questions éclairées par les expertes et experts lors de notre événement Open Factory #6

L’immersion sensible est une façon de vivre des expériences fortes qui se rapprochent de notre corps et permettent une reconnexion à soi à travers des oeuvres, des installations. Nos intervenants et intervenantes ont partagé leurs points de vue sur cette thématique lors de la sixième édition d’Open Factory. Écoutez de quelle manière ils perçoivent et conçoivent leurs expériences immersives ! 

Nos intervenants:

  • Titien Soardi, co-fondateur d’ENTER.black
  • Charlotte-Amélie Veaux, co-fondatrice d’Onyo
  • François Klein, co-fondateur de Digital Rise
  • Hela Lamine, artiste visuelle et collaboratrice de l’entreprise H.Life

Qu’est-ce que l’immersion sensible et comment les nouvelles technologies sont utilisées pour toucher la sensibilité des publics ? Charlotte-Amélie Veaux et Titien Soardi, co-fondatrice et co-fondateur de startups incubées 104factory, nous partagent leur définition.

Quand on pense immersion, on pense souvent nouvelles technologies, réalité virtuelle. Mais pour Charlotte-Amélie Veaux de la startup Onyo, c’est beaucoup plus que cela. C’est aussi une question d’émotions, de sens qui doivent être activés, renforcés pour toucher la sensibilité des publics. C’est également savoir donner une place au spectateur pour qu’il devienne participant, acteur des histoires et des univers créés. 

Pour Titien Soardi, co-fondateur d’ENTER.black, c’est avant tout un travail autour des nouvelles technologies. ENTER.black travaille sur les sens, sur les illusions, sur le sensoriel et ramène les nouvelles technologies dans le réel pour les faire confronter à la réalité, à la vue, à l’ouïe et peut-être même bientôt à l’odorat. 

Avec leur photomaton, le Métamorpheur, l’équipe d’ENTER.black a crée une expérience immersive sensible. Les filtres proposés sont projetés via l’usage de micromapping, l’expérience est ancrée dans le réel.

« L’utilisation du corps est un pouvoir très fort d’immersion. »

Zoom sur une des thématiques abordées :  le futur des immersions sensibles. 

Une question du public a suscité des échanges autour du développement des expériences immersives et leur rôle dans le quotidien des personnes.

Pour Charlotte-Amélie Veaux, le sentiment de déconnexion va être de plus en plus fort. Des marchés sous forme d’immersion sensible se développent autour du besoin de reconnexion. Charlotte-Amélie aimerait voir se développer des espaces libres, thématisés, qui rassembleraient tout un tas d’expériences. Des pôles dédiés au bien-être, dédiés à différentes thématiques comme à celle de la forêt. Il y a aussi des immersions qui se font spontanément, il suffit d’éteindre son téléphone et de partir faire une marche en forêt. C’est aussi une immersion sensible très riche, très forte. 

Cependant, il ne faut pas que ces formes d’immersion, de reconnexion à soi soient un luxe. Il faut que tout le monde puisse accéder à ce type d’expériences.

Chez ENTER.black, Titien Soardi voit le futur de leurs expériences immersives dans des boîtes comme celle du Métamorpheur (photomaton). Des boites noires qui peuvent être montées, démontées, déplacées facilement et installées un peu partout, dans différents lieux (gare, rue…) et ainsi proposer des pauses sensorielles dans la vie quotidienne.

Enfin, François Klein, co-fondateur de Digital Rise, alumni 104factory, travaille sur la conception et la réalisation de lieux éditorialisés, accessibles au grand public.

« Le futur on l’appréhende comme ça aussi, toucher de plus en plus de personnes dans leur quotidien »

Retrouvez l’intégralité de la discussion dans le podcast ! 

Réalisation, générique et montage : Morgan Prudhomme du Studio Module